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Audit énergétique obligatoire au Maroc : SMAEE vous accompagne dans cette démarche

Depuis la publication de la loi N°4709 relative à l’efficacité énergétique au Maroc sur le bulletin officiel N°5996 le 24 octobre 2011, on attendait la parution du décret de l’audit énergétique obligatoire.

Enfin, après 8 ans, le décret vient d’être publié sur le bulletin officiel N°6774 du 2 mai 2019, qui sera complété incessamment par un autre décret supplémentaire fin 2019.

Ce décret impose aux entreprises et établissements relevant du secteur de l’industrie, ainsi que ceux du transport et de distribution d’énergie de réaliser un audit énergétique par une société d’audit efficacité énergétique (par exemple SMAEE) afin de déclarer leur consommation à l’AMEE sur la base de 1500 tep par an pour le secteur de l’industrie et 500 tep par an pour le secteur tertiaire.

Qui peut réaliser l’audit ?

En clair, les entreprises doivent procéder à une analyse de leurs installations ainsi que de leurs consommations énergétiques avec, à la clé, un rapport qui dresse des pistes d’action à suivre afin d’améliorer leur performance énergétique. L’audit couvre les activités qui génèrent plus de 80 % de la facture énergétique de la société. A la suite de la restitution de cet audit, la mise en place d’un plan d’actions concrètes permettant la réduction de consommation énergétique est obligatoire. En effet, les entreprises doivent déclarer les résultats de leurs audits sur une plateforme mise en ligne par l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (Amee). Qui peut réaliser l’audit ? Si un expert interne qui dispose de diplômes requis peut le faire, les entreprises peuvent aussi faire appel à un prestataire externe. L’énergéticien SMAEE propose par exemple ce service en partenariat avec un expert de l’optimisation énergétique.

La norme ISO 50001 exonère de l’audit obligatoire

Autre solution prévue par la réglementation pour se mettre en conformité : la certification ISO 50001 sur la gestion efficace de l’énergie exonère les entreprises de l’audit énergétique obligatoire. Une norme qui permet de maximiser les économies d’énergie et les gains de performance. De même que dans le cas de l’audit, la certification doit couvrir au moins 80 % de la facture énergétique de la société. Là aussi, SMAEE propose aux entreprises un service d’accompagnement à la certification ISO 50001, de la cartographie des consommations à l’évaluation d’outils de mesure en passant par la définition des objectifs et leur mise en oeuvre.

Rabii WAADOUD

Fondateur et Directeur général

SMAEE

Recommandations de l’IAE pour le Maroc

Recommandations clés de l’agence internationale de l’énergie au gouvernement marocain, ce qu’il devrait faire :

  • Pour la transition du pays vers les énergies vertes, encourager les investissements privés en faveur de ces énergies en réformant les marchés du gaz et de l’électricité et en rendant opérationnelle l’autorité de régulation prévue.
  • Faire de l’efficacité énergétique une priorité nationale en appliquant la législation existante, en élaborant des politiques et des normes en faveur d’une efficacité énergétique rentable, et en agissant rapidement pour adopter et mettre en œuvre une stratégie nationale d’efficacité énergétique à l’horizon 2030 afin de remplir les objectifs fixés par le gouvernement à cette échéance, en s’appuyant sur des ressources financières adaptées.
  • Améliorer la sécurité énergétique afin de mieux gérer les risques résultant de la dépendance aux importations, en révisant les politiques de stockage de pétrole, en prenant des mesures pour sécuriser les importations futures de gaz naturel et renforcer l’exploitation du système énergétique, et en réorganisant le système énergétique afin de faire la part plus belle aux énergies renouvelables variables.
  • Accélérer le développement des technologies renouvelables ainsi que les innovations en allant au-delà du secteur énergétique, afin d’encourager l’adoption de systèmes durables de refroidissement et de chauffage, de transport et de gestion de l’eau.
  • Mettre l’accent sur une gouvernance et une coordination interministérielle efficaces, sur le traitement en priorité de mesures les plus importantes et les plus urgentes, tout en veillant à ce que les engagements annoncés trouvent une véritable traduction sur le terrain, en s’appuyant sur des analyses permettant d’identifier les solutions les plus avantageuses financièrement et sur des données permettant d’évaluer les progrès réalisés.

International Energy Agency publishes new review of Morocco’s energy policies

RABAT – The International Energy Agency released the latest in-depth review of Morocco’s energy policies today, welcoming the institutional, legal and fiscal reforms undertaken to promote the sustainable development of the country’s energy sector.

The report was presented in Rabat by Dr Fatih Birol, the International Energy Agency’s Executive Director, in the presence of Morocco’s Minister of Energy, Mr Aziz Rabbah. The report is the IEA’s second in-depth review of Morocco’s policies, after a first edition was published in 2014. Morocco joined the IEA Family as an Association country in 2016.

Since the last review, the IEA noted the government’s positive efforts to boost renewable investment, provide access to electricity, and phase out of subsidies for fossil fuel consumption. With the exception of bottled butane, fuel prices are now linked to the international market.

Morocco is pursuing an ambitious energy transition pathway. But reductions in greenhouse gas emissions by 2030, in line with the country’s commitments to the Paris Agreement, will require the scaling up of private and public investments. The IEA’s review provides detailed recommendations to maintain the momentum for reform and increase ambitions for the country’s energy transition. It notes that Morocco has ample opportunities for efficiency improvements and more renewables deployment. For now, the country still relies on oil, gas and coal imports for 90% of its energy needs.In power generation, coal accounts for 54%.

In this context, the IEA welcomes the government’s renewed focus on energy efficiency, through the National Energy Efficiency Strategy and related action plans, for instance. Public procurement is an important driver for the deployment of cost-effective energy efficiency services and technologies. Morocco also refurbished its coal-fired power generation fleet with efficiency upgrades to ultra-supercritical technology. Providing adequate funding for energy efficiency programmes, and coordinating them across government agencies, is also critical.

The world’s largest concentrating solar park at Ouarzazate illustrates Morocco’s ambition and technological capability. To develop the country’s large renewables resources, the government is pursuing power sector reform, creating a national electricity regulatory authority, developing new interconnections with Spain and Portugal, and planning to boost power trading and integrate its electricity market regionally.

“I am very pleased to count Morocco as a member of the IEA Family,” said Dr Birol. “It was the first country in the Middle East and North Africa to join us. Morocco’s success in moving towards universal access and phasing out fossil fuel subsidies is a role model for many countries, making it an ideal partner to host regional training and capacity building programmes that help to improve energy policy making across Africa.”

Minister Rabbah and Dr Birol agreed to increase the collaboration between Morocco and the IEA, including through new training activities on energy efficiency policies and data gathering for a wider group of African countries.

The review also provides recommendations for strengthening oil, gas and electricity security. Morocco is now fully dependent on oil product imports after the closure of its only refinery in 2015 and needs to invest in storage capacity and strengthen its stockholding regime. Domestic gas discoveries and the global abundance of liquefied natural gas offer a new context for the role of gas in Morocco.

This in-depth review was carried out by the IEA at the request of the Ministry of Energy, Mines and Sustainable Development, with input coming from many authorities and energy sector stakeholders in Morocco.

Source : https://www.iea.org

«Le Maroc est un pays pionnier en termes de projets certifiés HQE»

Cerway, l’opérateur français de certification haute qualité environnementale – HQE- tisse sa toile au Maroc. Son directeur adjoint chargé du développement explique l’approche développée ainsi que les ambitions de l’organisme sur le marché local.

Les Inspirations ÉCO : Cerway vient de certifier HQE™ la première tranche du projet «Les Faubourgs d’Anfa» de Bouygues Immobilier Maroc. Quelles étaient les étapes de cette certification ?
Cosmin Cotora : Dès l’origine du projet, Bouygues Immobilier avait l’intention de déployer les mêmes standards de qualité et de respect de l’environnement que sur les opérations réalisées en France. C’est donc assez naturellement qu’ils nous ont sollicités pour certifier le projet des Faubourgs d’Anfa. Cerway est intervenu à plusieurs étapes du projet pour chacune des tranches : en avant projet, à la fin de la phase de conception et à la livraison (l’audit final restant à venir pour les autres tranches). Les interventions ont toutes été réalisées par un auditeur indépendant qui s’est déplacé sur le site.

Était-ce difficile de se lancer dans cet exercice, avec Bouygues Immobilier qui est votre partenaire de longue date, étant donné que ce projet intègre aussi des normes marocaines ?
Pas du tout. Même s’il s’agissait d’un des premiers projets à s’être engagé dans la certification HQE au Maroc, nous avions deux éléments de nature à nous rassurer sur la faisabilité du projet :
– L’expérience de Bouygues Immobilier en termes de projets certifiés HQE
– L’expérience réussie des autres projets s’étant engagés dans la certification HQE au Maroc à la même période (Taghazout Bay et l’Université internationale de Rabat). Par ailleurs, les critères de la certification s’appuient sur des normes et bonnes pratiques internationales, qui peuvent être appliquées quel que soit le contexte climatique ou réglementaire local.

Est-ce qu’on peut dire que c’est parce que «Les Faubourgs d’Anfa» se sont engagés en certification que Cerway a finalement pris la décision de s’installer au Maroc ?
Cerway ne dispose pas de bureaux à proprement parler au Maroc, simplement d’une représentation. Nous nous appuyons sur un réseau de professionnels compétents : les référents HQE™, qui sont des professionnels dont la compétence dans la mise en œuvre des critères de la certification est reconnue par Cerway. Nous en avons formé plus d’une vingtaine à ce jour au Maroc. Par ailleurs, la volonté de développement de la certification HQE au Maroc a plus largement fait écho aux nombreuses initiatives nationales en faveur du développement durable et de l’amélioration de la qualité dans la construction : réglementation thermique, exigences de plus en plus fortes des acquéreurs de logements, COP 22… Ce contexte favorable fait aujourd’hui du Maroc un pays pionnier en termes de projets certifiés HQE.

Sinon, pouvez-vous nous parler de vos autres réalisations et celles en cours au Maroc ?
Depuis 2013, nous avons certifié plus d’une vingtaine de projets au Maroc, de toutes natures et toutes dimensions : résidentiel, bureaux, enseignement, locaux commerciaux, stations touristiques, zones d’activité, quartiers durables et même sur des applications innovantes comme HQE Santé, avec le 1er hôpital certifié HQE hors de France à Bouskoura. Plus généralement, depuis la création de Cerway, nous avons engagé des projets en certification HQE dans près de 25 pays sur les 5 continents.

Est-ce qu’on peut avoir une idée sur votre positionnement par rapport à la concurrence anglaise et américaine ?
Plutôt que des concurrents, il s’agit surtout de méthodologies et de référentiels différents. La certification HQE se base pour ses évaluations de projets sur un auditeur indépendant qui intervient systématiquement sur site. C’est notre principale spécificité et ce qui fait la rigueur de nos évaluations. L’autre différence est la place importante dédiée à l’humain : 50% des critères de la certification HQE touchent au confort et à la santé des occupants et 50% à l’impact environnemental du bâti. Enfin, nous essayons d’être aussi adaptables et non prescriptifs que possible et de valoriser les solutions locales. Cela a été le cas sur le projet des Faubourgs d’Anfa où une adaptation au référentiel a été validée sur la base des pratiques locales marocaines.

Source : «Le Maroc est un pays pionnier en termes de projets certifiés HQE»

Quand faire appel au référent HQE Bâtiment Durable ?

L’une des nouveautés du référentiel HQE bâtiment durable, c’est que la certification peut être obtenue à différentes étapes du projet :

  • à partir de la phase programme et pour les phases suivantes ;
  • à partir de la phase conception et pour les phases suivantes ;
  • à partir de la phase réalisation, mais attention il est alors bien plus compliqué de corriger d’éventuels écarts ;
  • pour la phase exploitation également et pour une durée choisie par le maître d’ouvrage.

Plus la démarche est démarrée tôt, plus il sera aisé de corriger les écarts identifiés !

Quels sont les intérêts pour un maître d’ouvrage de faire appel à un référent HQE ?

Le référent HQE est formé au nouveau référentiel HQE bâtiment durable. Il pourra assister le porteur de projet dans sa démarche de certification. Le référent HQE bâtiment Durable, de par les missions qui lui incombent, permet :

  • une meilleure compréhension de la démarche : il connaît les thématiques du nouveau référentiel, les modes de calculs, le processus de certification ;
  • une communication facilitée : il sera l’unique interlocuteur de Certivéa ;
  • la complétude du dossier : il se rapprochera des différents acteurs pour obtenir les explications et moyens de preuves nécessaires à la certification ;
  • la simplification de l’audit : de par sa présence et son suivi régulier du projet, la durée de l’audit est réduite ;
  • de faciliter la levée des écarts suite à l’audit : il pourra proposer des corrections, ce que l’auditeur n’a pas le droit de faire ! En effet, le référent HQE, missionné par le maître d’ouvrage, est partie prenant du projet, à ne pas confondre avec l’auditeur qui lui joue un rôle de contrôle indépendant du projet, missionné par Certivéa.

Le Building Information Modeling, la construction en version 3D

LE BIM DOPÉ À LA RÉALITÉ AUGMENTÉE POUR UNE MEILLEURE GESTION DES CHANTIERS

Le Building Information Modeling (BIM) est une méthode de représentation en 3D de la construction d’un bâtiment ou d’une infrastructure, qui compile et traite toutes les données intelligentes des différents corps de métiers intervenant sur un projet (conception, construction et utilisation du bâtiment).

L’utilisation conjointe du BIM et de la réalité augmentée permet de superposer des éléments virtuels directement sur le réel.

De plus en plus utilisé sur les chantiers, cet outil permet l’accès et l’enrichissement des données en temps réel pour suivre et contrôler l’avancement du projet sans s’encombrer d’une multitude de documents et de plans.

Aujourd’hui, le BIM sur le chantier est généralement exploité sur tablette, cependant, la réalité virtuelle offre la capacité de superposer des éléments virtuels directement sur le réel. Cela permet, entre autres, de visualiser in situ le projet dans son ensemble, mais aussi par métier ou par type de matériel (murs, ouvertures, équipements…).

« Sur le projet Trinity à La Défense, par exemple, nous avons développé un outil utilisant des lunettes de réalité augmentée, à des fins de contrôle de la pose des réseaux aérauliques et hydrauliques. Cela nous permet également, tout comme au gros œuvre en amont, de vérifier les positions et dimensions des réservations [trous prévus pour les réseaux] », explique Florian Chermeux, ingénieur d’études, référent BIM chez Lefort Francheteau, spécialiste de la climatisation, du chauffage et de la ventilation.

Autres applications en cours de développement par l’entreprise de VINCI Energies pour plus d’ergonomie et d’efficacité : le contrôle d’avancement des travaux avec des lunettes de réalité augmentée, ou l’alerte sécurité permettant de signaler tout risque repéré sur un chantier avec photo, voire mini-vidéo, à l’appui.

« Du point de vue du client, cet objet unique de référence permet d’avoir une représentation cohérente de l’ouvrage, de suivre la consommation énergétique du bâtiment et d’en fiabiliser la maintenance », note Pierre Blanchet, responsable Innovation VINCI Energies – Building solutions.

Ce dernier y voit aussi « pour le maître d’œuvre, un gain de qualité du fait de la précision des données, une diminution des reprises et donc des aléas pendant les travaux, et enfin l’optimisation de la durée du chantier dont la réalisation est plus fluide ».

Source : https://www.theagilityeffect.com/fr/article/le-bim-dope-a-la-realite-augmentee-pour-une-meilleure-gestion-des-chantiers/

Les hôteliers pourront bientôt concilier climatisation et sobriété énergétique

atelier sur la présentation des résultats de l’étude du projet pilote ‘’District Energy Project Activities in Morocco’’
Le Royaume du Maroc a inscrit l’efficacité énergétique comme axe prioritaire dans la stratégie énergétique nationale, à travers l’adoption d’une batterie de mesures d’Efficacité énergétique dans les différents secteurs.

L’Agence Marocaine pour l’Efficacité Energétique (AMEE) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (UNEP) organisent un atelier sur la présentation des résultats de l’étude du projet pilote ‘’District Energy Project Activities in Morocco’’ qui a été développé dans le cadre du projet ‘’Global Energy Project in Cities Initiative’’.

http://www.levert.ma/video-mouline-les-hoteliers-pourront-bientot-concilier-climatisation-et-sobriete-energetique/

Quand l’énergie devient intelligente

La maîtrise de l’énergie est plus que jamais un sujet d’actualité. C’est aussi un enjeu essentiel pour construire la ville de demain. Les smart cities doivent penser et organiser différemment leur consommation d’énergie. Cela signifie à la fois de trouver de nouveaux modes de production et de consommation d’énergie. Mais aussi de se doter de réseaux électriques intelligents : les smart grids…
intélligence économique
smart city

https://www.inriality.fr/environnement/quand-lenergie-devient-intelligente/